Une balade philosophique.

« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n’est qu’aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d’exister. » H. Poincaré

La pensée permet la conception d’idée, de notion et même créer des théories. Elle sert honorablement la science dans sa forme la plus pure. Elle regroupe toutes les briques élémentaires pour pouvoir en faire un monument. Il est important de comprendre le mécanisme de la pensée, aussi complexe soit-il, ou du moins cerner ce dernier. Le raisonnement doit être nourri exclusivement de faits et de rien d’autre. Effectivement, si nos briques ne sont pas solides, les fondations de notre bâtiment seront précaires. Qu’est-ce que l’on veut dire par brique ? Ces blocs sont l’essence même du raisonnement, il rentre dans la fabrication de l’échafaudage du bâtiment et toutes ces parties communiquent en étant liées les unes aux autres. Pour cela, juste les faits doivent être retenus. Si notre pensée est soumise, par des dogmes, des passions, des intérêts, des idées préconçues et à toutes autres choses différentes que les faits, c’est pour elle, s’enfermait dans une prison. Elle perdrait son essence d’objectivité. On peut concevoir assez facilement que des idées personnelles puissent corrompre la pensée en mettant des œillères au savant, mais il est aussi difficile, voire impossible, de créer une pensée purement objective. Ainsi, il nous faut faire un bon choix dans les faits. Comment choisir un fait intéressant ? Tout d’abord, il faut choisir les événements simples. Les faits simples sont ceux qui se reproduisent à priori le plus. Ils sont pour nous en général beaucoup plus faciles à observer, à analyser et à comprendre. En réunissant le tout, le peintre pourra complexifier sa toile. Cependant, comme certains artistes réalistes, le sentiment du beau ne doit pas vouloir être exprimé par l’auteur à travers son œuvre, mais c’est plutôt à la nature de dégager ce sentiment à travers cette dernière. Ainsi, le sentiment de beau provient d’un assemblage parfait des parties en excluant l’émotion du savant. Une partie importante de l’édification est l’exposition, du dit ouvrage, à la communauté la plus libre d’esprit. Conséquemment, le monument sera soumis immédiatement à la critique. Un regard neuf pourra déceler plus facilement que son auteur des éléments moins objectifs que les autres. En outre, la critique permettra de faire évoluer la pensée en la raccordant avec d’autres pensées et monter tels un orchestre, ou chaque pensée est un instrument, une théorie générale. Une autre façon d’avoir une vision pure et d’avoir une âme d’enfant quand on traite la pensée. Ou plutôt, avoir un état d’esprit proche d’un enfant. Ainsi, le savant tout comme un enfant découvrant pour la première ce qu’est-ce une démonstration, portera un regard sans aucun jugement. À la découverte du fait, une multitude de questions naïves lui viendront à l’esprit. De cette façon, il explorera une grande partie des chemins et pourra invalider certains tout en acceptant d’autre. Puis, passera à la suite.


K-Lipschitzienne